mettre sa ceinture de sécurité

L'indispensable ceinture de sécurité a 60 ans!

La ceinture de sécurité fêtera ses 60 ans cette année. Elle a permis de sauver de nombreuses vies à travers le monde. Le Belge "la boucle" de plus en plus, à quelques exceptions près: à l'arrière mais aussi dans les véhicules utilitaires.

C’était le jeudi 13 août 1959. Le concessionnaire Volvo de la ville suédoise de Kristianstad livrait la première voiture au monde équipée, en série, de ceintures de sécurité à trois points. C'était un modèle PV544. Cette ceinture trois points imaginée par Volvo fut évidemment brevetée mais sous une forme juridique "ouverte", accordant à quiconque le libre usage de cet organe sécuritaire majeur.

 

Pourquoi la ceinture?

L’ingénieur Volvo Nils Bohlin est à l'origine de cet équipement à trois points d'ancrage. Et Bohlin savait de quoi il parlait puisqu’il était issu du monde de l’aviation, ayant même participé au développement des sièges éjectables. Pour rappel historique, le premier brevet sur une ceinture abdominale date d’il y a plus de 100 ans. Et c'est en juin 1975 que le port de la ceinture - à l’avant de la voiture – est devenu obligatoire. Depuis 1991, cette obligation vaut aussi pour les passagers à l’arrière. N'oublions pas non plus l'incroyable évolution des sièges pour enfants qui sont intimement liés à cette problématique.

 

Les avantages principaux de la ceinture:

  • Réduire de 40 à 50 % le risque d'être tué ou gravement blessé dans un accident.
  • Éviter le risque d'être éjecté. Une personne non attachée court 5 x plus de risques de mourir que quelqu’un qui est attaché.
  • L’impact lors d’un accident à une vitesse de 50 km/h multiplie par 35 le poids de la personne. Un adulte de 75 kg se transforme ainsi en une masse de plus de 2,5 t.
  • Enfin, n'oubliez pas les animaux en voiture, spécialement les chiens qui doivent être transportés en toute sécurité.

 

La ceinture de sécurité: 60 ans d’évolution

Au cours de son histoire, la ceinture a connu de nombreuses évolutions. Parmi les plus importantes:

  • Un boitier intégrant un ressort de rappel capable de se bloquer en cas de décélération brusque et qui maintient une tension constante de la ceinture. C'était en 1977.
  • Un limiteur d'effort qui relâche un peu la pression après la tension due à l'accident, ceci pour éviter trop de pression au niveau de la clavicule et de la cage thoracique.
  • Un prétentionneur qui tend la ceinture en cas d'accident (au-delà de 15 km/h).
  • Les plus récents systèmes "pre-safe" qui tendent la ceinture avant le choc. Fonctionne grâce aux capteurs radars et caméras qui anticipent un choc violent.
  • Ne pas oublier deux compléments indispensables à l'efficacité de la ceinture: l'airbag et l'appuie-tête.

 

La ceinture de sécurité: largement adoptée à l’avant

Pourtant ce qui paraît une évidence - boucler sa ceinture - a mis du temps à s'imposer et il ne faut pas remonter à la préhistoire pour le prouver. En 2003, Vias relevait que le port de la ceinture atteignait 56,6 %. Quinze ans plus tard, c'est 95,2 % à l'avant! Il n'y a d'ailleurs quasiment pas de différence entre le conducteur et le passager.

 

 

 

A l'arrière et dans les véhicules utilitaires, ça coince!

Les données sont un peu moins positives en ce qui concerne les passagers arrière car si le taux paraît plutôt bon - 86,3 % - les autorités ne notent pas d'évolution aussi spectaculaire qu'à l'avant. C'est d'autant plus dommage que, pour une majorité de ces passagers assis à l'arrière, il s'agit d'enfants et de (jeunes) adolescents. Enfin, "derniers de la classe", ce sont les conducteurs et passagers de véhicules utilitaires qui s'attachent le moins: 10 points d'écart avec les véhicules "particuliers".

Ces statistiques récoltées par Vias nous offrent également quelques éléments de réflexion intéressants.

Ainsi:

  • Les femmes s'attachent plus que les hommes, à l'avant comme à l'arrière.
  • Plus la limitation de vitesse est élevée, plus les automobilistes bouclent leur ceinture. Les deux extrêmes: le moins en zone 30, le plus sur autoroutes.
  • La ceinture est (un peu) plus portée à Bruxelles qu'en Flandre et en Wallonie.
  • Si le conducteur ne s'attache pas, les passagers ont tendance à ne pas s'attacher non plus… Effet d'imitation garanti!

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