Gérez votre fatigue au volant!

Gérez votre fatigue au volant!

Conduire avec un déficit de sommeil peut être dangereux, surtout au volant. Il existe de nombreux systèmes de détections, embarqués ou mobiles. Mais ils semblent peu efficaces. Solution? Se connaître et "gérer" sa fatigue!

 

Tout le monde sait qu’entre boire et conduire, il faut choisir. Mais conduire avec un déficit de sommeil peut être tout aussi dangereux. Saviez-vous que 17 heures de veille équivalent à une alcoolémie de 0,5 ‰? Pas étonnant dès lors que la fatigue au volant soit responsable d’environ 10 % des accidents, voire de 20 à 30 % sur autoroute!

 

Le Belge plus endormi que les autres?

Selon une enquête européenne, 13 % des conducteurs belges avouent avoir empiété sur la bande d’arrêt d’urgence ou sur le bas-côté de la route à cause d’un moment d’assoupissement. 28 % d’entre eux ont par ailleurs eu l’impression de s’être assoupi pendant quelques secondes au volant, soit un pourcentage supérieur à la moyenne européenne (25 %). 

 

L'horloge biologique

Notre horloge biologique implique que nous sommes plus ou moins éveillés suivant le moment de la journée. La plupart des accidents dus à une baisse de la vigilance surviennent entre 13 h et 15 h et entre 2 h et 5 h. Ainsi, le conducteur qui roule entre 2 h et 5 h court un risque d’accident environ 5 fois plus élevé. 

 

Le nombre d'heures de sommeil 

Il varie d'une personne à l'autre. S'il n'existe pas de règle générale, un individu a besoin de 9 à 10 heures de repos vers 18 ans et de 6 à 8 vers l'âge de 50 ans. Rares sont ceux qui auront besoin de moins! En moyenne, un individu doit dormir 8 heures sur 24. S'il n'a pas dormi suffisamment, la sérotonine s'accumule alors dans son cerveau où elle finit par déclencher le sommeil.

 

Lorsque vous êtes au volant, les facteurs d'alertes sont assez faciles à détecter:

  • Difficultés à maintenir la tête droite
  • Bâillements à répétition
  • Lourdeur des paupières
  • Picotement des yeux
  • Augmentation des gestes dits "autocentrés" comme se gratter la figure, se toucher le menton...
  • Difficulté de maintenir vitesse et trajectoire constantes
  • Période d'absence
  • Difficultés de concentration
  • Endormissement des autres passagers

 

Si vous négligez ces facteurs, vous risquez de vous endormir sans même vous en rendre compte! Notez qu'il existe une multitude de situations à risques lorsque vous prenez le volant. Parmi celles-ci nous pointerons: 

  • La conduite de nuit
  • Une circulation peu dense
  • Des (auto)routes rectilignes et monotones
  • De longs trajets, des trajets habituels
  • Le silence des passagers endormis
  • Un repas copieux, l'alcool, le tabac, les médicaments...
  • Des facteurs physiques comme l'apnée du sommeil, le stress, les changements hormonaux...

 

Au-delà de la nécessaire prise de conscience individuelle, des solutions techniques s'offrent aux conducteurs pour limiter les risques d'endormissement. 

 

Les détecteurs de fatigue mobiles

L'IBSR - devenu Vias depuis lors - a testé trois types de systèmes qualifiés de "mobiles":

Ils ont été testés en conditions réelles, par des conducteurs présentant un risque élevé de fatigue au volant. L’étude de Vias montre que les systèmes sont peu efficaces. Certains modèles donnent trop rapidement un avertissement. D’autres n’émettent aucun signal malgré un état de fatigue avancé. En plus, la réaction des chauffeurs face à un signal d’alarme jugé correct n’est pas toujours adéquate. Si certains prennent la bonne décision de s’arrêter pour faire une sieste, d’autres réagissent de manière inappropriée comme ouvrir une fenêtre, grignoter ou augmenter le volume de la musique.

 

Les détecteurs de fatigue intégrés...

Disponibles en série sur des voitures plutôt haut de gamme, des dispositifs électroniques préventifs équipent également des voitures plus "basiques". Il s'agit de capteurs qui, outre la durée de la conduite, contrôlent les mouvements du volant, les variations de la vitesse, l'usage des clignotants… Le tout est traité par un logiciel qui peut déclencher une alerte sonore et visuelle. Souvent il s'agit d'un logo représentant une petite tasse de café.

 

... Aussi peu efficaces

D'expérience, nous savons que ces systèmes sont surtout intéressants par la prise de conscience du problème lié à la fatigue au volant. Par contre, ils nous paraissent tout aussi peu efficaces que les détecteurs amovibles quant à la mesure du sommeil. Ici aussi, les alertes interviennent soit trop tôt, soit rarement, soit jamais. Même le simple fait de rouler deux heures d'affilée n'assure pas automatiquement une alerte. 

 

Conclusion

Que ce soit les détecteurs mobiles ou ceux montés d'origine dans les voitures, les détecteurs de somnolence ne sont pas sans reproches. Au mieux, ils vous feront prendre conscience de l'importance du sommeil avant de prendre le volant. Pour un long trajet inhabituel comme un déplacement quotidien. Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire: connaître vos besoins en sommeil et mettre en pratique les conseils pour ne jamais devoir bâiller au volant!

 

Quelques conseils pour lutter contre la fatigue au volant

  • Evaluez et respectez votre besoin de sommeil
  • La vigilance dépend directement de la qualité et de la quantité du sommeil
  • Faire une pause toutes les deux heures
  • Eviter de rouler la nuit
  • Manger léger, boire beaucoup (pas d'alcool),...
  • En cas de somnolence, faites une sieste de 20 min maxi avant de reprendre le volant.
  • Si vous constatez des problèmes récurrents, n'hésitez pas à consulter un médecin spécialisé dans les troubles du sommeil.

 

Une appli pour tester son état de vigilance

Une application pour contrôler son niveau d'éveil? C'est ce que propose la société des autoroutes française VINCI. Disponible aussi bien pour Android que pour IOS. Au programme, des trucs et astuces pour gérer son sommeil, reconnaître les signes de somnolence, apprendre à faire une bonne sieste et même une séance de sophrologie pour se relaxer en cours de route!

 

Appli VINCI

 

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